Yama: Human Trails

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Brian Chorski
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Pédalé avec Sébastien
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Dans le monde off-road, chaque cycliste porte une histoire façonnée par la poussière, la rudesse et l’appel constant de l’inconnu. YAMA: Human Trails capture ces parcours à travers les personnes qui les vivent. Ce projet réunit un collectif de membres uniques et authentiques de la communauté off-road : cyclistes, explorateurs, artisans et chercheurs de sentiers du quotidien. Chacun a sa propre histoire à raconter — et sa propre manière de trouver l’aventure hors des sentiers battus. À travers une série de portraits et de fiches de riders, nous révélons la dimension humaine du cyclisme off-road : la diversité des terrains qu’ils affrontent, les rituels qu’ils perpétuent, les choix qu’ils font et la relation que chacun entretient avec les paysages qu’il explore. Dans notre premier volet, nous parlons avec Sebastien Salvant : un mécanicien vélo basé à Laguna Beach, en Californie, fasciné depuis toujours par tout ce qui roule sur des roues — que ce soit des voitures radiocommandées, du motocross, des autos ou des VTT. Lisez la suite pour faire la connaissance de Sebastien.

Pouvez-vous vous présenter ?

Hey, je suis Sebastien Salvant, alias Seb.

 

Où habitez-vous ?

Laguna Beach.

 

Pourquoi aimez-vous le cyclisme ?

Cela me rappelle la liberté et l’esprit d’exploration que le vélo m’a apportés dans ma jeunesse.

 

Décrivez votre itinéraire idéal.

Je lui ai donné un surnom : la sortie “Dragonfly”.

Une belle longue montée, assez raide, avec quelques points de vue et de petites sections techniques. C’est suffisamment raide et lent pour me permettre d’apprécier la nature autour de moi tout en brûlant les jambes, avec un magnifique panorama pour reprendre mon souffle et savourer mon encas de mi-parcours. Puis un peu d’adrénaline avec un mélange de sections raides et lentes et de descentes rapides et techniques. Juste ce qu’il faut pour vous faire un peu peur. Je “Drag” mon chemin jusqu’en haut de la colline et je “Fly” en redescendant la “Dragonfly”.

 

Sorties en groupe ou en solo ?

Les deux. C’est agréable d’être seul avec ses pensées, mais c’est aussi amusant de partager l’enthousiasme avec un·e partenaire de sortie.

 

Quel est votre élément naturel préféré ?

Les champignons / les fungi. Dans une autre vie, j’aurais été mycologue si je devais recommencer.

 

Y a-t-il un endroit dans le monde dont vous ne vous lasserez jamais ?

Barcelone / Andorre, dans la chaîne des Pyrénées. J’y suis allé quatre ou cinq fois, et je ne m’en lasse jamais. Le terrain, les gens, la nourriture, la culture. Incroyable.

 

Saison préférée ?

Le printemps partout dans le monde. La vie revient et tout redevient vert. L’hiver dans le désert est aussi quelque chose de spécial.

 

Plat préféré ?

Tout ce qui est à base de plantes ! J’adore la cuisine vietnamienne, thaïe, méditerranéenne (syrienne, palestinienne) et africaine (ougandaise, kenyane et éthiopienne).

 

Votre commande de café habituelle ?

Un classique filtre manuel avec un café de torréfaction claire et artisanal.

 

Sur quoi vous concentrez-vous lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois ?

Le langage corporel et l’humilité.

 

Quel changement espérez-vous le plus voir dans le monde ?

Moins de division, plus d’inclusion, une paix générale et davantage d’empathie.

 

Quel instrument de musique aimez-vous le plus écouter ?

Les percussions et la basse. J’adore le rythme des tambours et les tonalités profondes de la basse.

 

Accepteriez-vous de partager une playlist avec nous ?

Bien sûr ! Mais préparez-vous à bouger, car elle va être funky !

 

Préparez-vous à bouger avec la playlist funky et soigneusement sélectionnée de Sebastien ci-dessous :

The Dragonfly

"I call my ideal ride The Dragonfly.

A long, steady climb—steep enough to burn, slow enough to take everything in. You reach a point where you can stop, breathe, look around. Then comes the descent—technical, fast, just enough to scare you a little.

I drag myself up… and I fly down.”

 

Group rides or solo?

"I move between solitude and community, depending on what I need.

When I’m not in a good place, I start riding alone. I need space to understand what I’m feeling. Later, I’ll ride with friends—sometimes it’s nice to have a friend to pick you up and give words of encouragement. It’s about balance. Always balance.”


What would you do in another life?

“Mushrooms. Fungi. I’d be a mycologist.

There’s something incredible about how they work. They’re not plants—they don’t rely on sunlight. They grow by transforming what’s around them, breaking things down and creating new life. It’s almost like the cleanup guys, in a sense. When things decay, it feeds off of that to bring new life.

It’s like they’re the quiet connectors of the natural world. Entire underground networks, communicating, regenerating, supporting ecosystems. It’s fascinating.

If I had the time to go back and study, that’s what I’d choose.”

 

What do you notice first when you meet someone?

 

“Body language—and humbleness.

Body language is something you feel more than you see. It’s instinctive. Animals understand it. It tells you everything without words.

And then humbleness. Being humble shows a lot. It shows awareness, that you understand you’re the same human being as somebody else. No matter someone’s status, we all have to wake up in the morning and put on our pants the same way.”

 

“We need more voices in cycling.”

Seb speaks openly about representation in cycling—and the need for change.

“There needs to be more people of color. More women. More perspectives. That’s how you grow something—by adding more ingredients.

In general, action sports are not where people of color are. I’ve often felt, I wouldn't say out of place, because I feel this is my place, but outnumbered, you know. Not out of place—but aware. And that comes from a lack of exposure, from people not being used to something different.

It all comes back to openness. Being willing to understand someone else’s experience.”

 


“Be ready to feel uncomfortable.”

His message to those who don’t yet see themselves in cycling is direct:

“Step into it. Be ready to feel uncomfortable—because it will be uncomfortable many times. I’ve been like that many times.

I’ve spent my whole life pushing into spaces where I didn’t feel fully comfortable—but that’s where growth happens. And the things I've been able to do and accomplish. It’s absolutely worth it.”

YAMA COLLECTION

Conçu pour l’aventure hors des sentiers battus