Discussion avec un champion de l’ATLAS Mountain : Robin Gemperle

IMAGES
Nils Laengner
TEXT
Robin Gemperle
SCROLL
IMAGES
Nils Laengner
TEXT
Robin Gemperle
SCROLL

DISCUSSION AVEC UN CHAMPION DE L'ATLAS MOUNTAIN : ROBIN GEMPERLE

Nous avons présenté Robin Gemperle pour la première fois après ses débuts en ultra-cyclisme, un effort colossal lors de la Transcontinental Race de l’an dernier qui lui a valu une impressionnante septième place. Pour lancer la saison 2023, Robin s’est rendu au Maroc pour participer à l’Atlas Mountain Race avec de grands espoirs et beaucoup de détermination—deux qualités qui ont payé puisqu’il a tout donné, parcourant environ 1 300 kilomètres en 3 jours, 20 heures et 15 minutes pour finir premier. De retour chez lui et parfaitement reposé, nous avons interrogé Robin sur sa grande victoire à l’AMR.

Est-ce que tu es arrivé à la course avec l’idée que tu pourrais gagner ?

R: « Clairement oui pour cette question. Après tout ce que j’ai appris l’an dernier, je savais qu’au moins j’allais essayer, ce qui voulait dire que j’allais tenter le coup avec un effort bien dosé. »

Comment t’es-tu entraîné pour l’événement ?

R: « C’était vraiment un gros défi, car être en forme en février peut déjà être difficile, avec la météo et les températures que j’ai eues en Suisse. Les longues sorties demandaient beaucoup de motivation, mais j’ai trouvé un équilibre faisable entre des séances courtes et intenses et des heures de foncier. »

Quelle était ta stratégie avant la course ?

R: « Ma stratégie avant la course était à peu près celle que j’ai appliquée pendant. Avec mon coach et ami Manuel de  » @coachmeswiss , nous sommes arrivés à la conclusion que dormir un peu plus longtemps pouvait faire la différence. Nous pensions que le temps supplémentaire passé immobile serait compensé par une allure plus rapide sur le vélo—qu’un peu de fraîcheur en plus pourrait être la clé pour battre des concurrents ayant moins dormi.”

Peux-tu nous parler de ton équipement de course ?

R : “Odyssey bib shorts forever ! Je ne pourrais vraiment plus imaginer rouler sans poches sur les jambes. Les chaussettes en mérinos sont presque indispensables dans ces courses. Les pieds restent secs et au chaud, et je n’ai en fait jamais eu besoin des couvre-chaussures que j’avais emportés. J’avais vraiment besoin du rembourrage des gants Odyssey. J’ai encore les mains assez engourdies, et je n’ose pas imaginer ce que ce serait sans les gants.

Pour le haut du corps, j’ai superposé une première couche à manches longues Polartec® avec un maillot de cyclisme cargo Odyssey adventure, un coupe-vent en mérinos et une Down Alpha® doudoune sans manches. Cette veste s’est révélée particulièrement polyvalente—quasiment imperceptible ouverte, mais ultra confortable et chaude pendant les nuits froides.”

Parlons de ta crevaison…

R: « Mon objectif personnel était de terminer la course sans aucun incident : je voulais rester extrêmement concentré sur toutes les sections techniques afin de minimiser les risques et de suivre les trajectoires les plus propres possible. Cela m’aurait vraiment plu de prouver que je pouvais maîtriser la situation de façon à garantir mon arrivée. C’est pour ça que ça m’a vraiment énervé quand j’ai crevé à 41 km de l’arrivée.

Le matin, je n’avais jamais enlevé les vêtements chauds de la nuit précédente, et quand il a soudainement fait très chaud à midi, j’ai failli avoir un coup de chaleur. J’avais perdu toute ma concentration et, à ce moment-là, j’ai heurté une pierre qui a entaillé mon pneu. Donc, un comportement complètement contraire à ce que je m’étais promis avant la course a été responsable de l’accident.

Il semblait que personne ne comprenait vraiment pourquoi ça me dérangeait autant, mais peut-être que cela explique un peu. »

Qu’est-ce que tu changerais pour la prochaine course ?

R: « Je vais continuer à me répéter que la course n’est pas finie tant que je n’ai pas franchi la ligne d’arrivée. Réaliser une course totalement propre lors de mon prochain événement est vraiment un objectif important pour moi. Et je vais essayer d’arrêter d’être aussi nerveux et de croire en mes capacités. »

Et maintenant ?

R: « J’ai quelques dates en tant que DJ dans les prochaines semaines, puis mon semestre à l’école d’architecture commence fin février. Donc, je vais lever le pied côté vélo pendant un mois, puis continuer ma préparation pour TCR No.9, qui comprend la course Hope1000 en Suisse. Ensuite, à l’automne, je veux faire une course pour laquelle je n’ai pas eu de place, donc si quelqu’un de Badlands lit ceci, donnez-moi une place ! »

Préparez-vous pour votre prochaine course de bikepacking ou sortie gravel avec des vêtements de cyclisme conçus pour l’aventure issus de notre collection Odyssey, et suivez le parcours de Robin sur Instagram @robingemperle