Innocent, quelle a été ton expérience de la course ?
I : J’ai aussi commencé la Race around Rwanda en 2020. Je m’entraînais encore sur un vélo de route et j’avais l’habitude de faire 100 kilomètres ou 150 kilomètres, mais la Race Around, c’est 1000KM. Je suis parti vite ; je ne savais pas comment gérer mon énergie et je me suis senti épuisé. Je n’avais pas de navigation ni de lumières, alors je suivais simplement les autres coureurs. C’était une grande expérience et c’est une bonne expérience.
S : Pour rebondir sur ce qu’ils ont dit à propos de la première course, on a réussi à leur trouver des vélos gravel et quelques sacoches de bikepacking. Ils avaient des téléphones pour naviguer, mais il pleuvait beaucoup, donc naviguer avec un téléphone était quasiment impossible. Ils avaient des lampes bon marché qu’ils accrochaient à leur casque avec du ruban adhésif. Donc, comme Innocent l’a dit, ils suivaient les lumières vacillantes devant eux. Je leur ai envoyé un message : tu vas dans ce village, puis dans celui-là, puis dans celui-là. Ils se sont souvent trompés de route. Il faut savoir qu’à l’époque, ils étaient cyclistes sur route, donc ils connaissaient bien les routes goudronnées du Rwanda — et les routes goudronnées au Rwanda sont magnifiques, mais il n’y en a pas beaucoup. Maintenant, je pense que Jean et Innocent peuvent faire la Race around Rwanda sans GPS, mais la première année, c’était vraiment une aventure.
Pourriez-vous nous en dire plus sur le format de la Race around Rwanda ?
S : C’est une course de bikepacking de mille kilomètres, donc sans arrêt. Pour une course en autonomie, on offre pas mal de soutien, c’est-à-dire qu’on a quatre points de contrôle sur le parcours, en moyenne tous les 200 kilomètres. C’est un parcours fixe car pour beaucoup de personnes qui ne viennent pas du Rwanda, courir dans un pays comme le Rwanda peut être un peu impressionnant.
Donc, on propose beaucoup de soutien, beaucoup de points de contrôle, et on planifie le parcours. À part ça, il y a beaucoup de dénivelé. C’est le «pays des mille collines». Il y a 17 000 mètres de dénivelé et 40 % hors route.
Comment la course a-t-elle évolué ?
S : Cette année, nous avions 120 participants ; nous avons un peu augmenté le maximum. Avant, c’était 100 et nous sommes complets chaque année. Je ne pense pas qu’on augmentera davantage. Je veux que ça reste assez petit pour que tout le monde puisse se rencontrer ensuite, pour partager une bière.
C’est une inscription ouverte, et nous sommes complets chaque année, mais ce n’est pas comme certaines courses européennes qui sont complètes en cinq minutes.