À part un oreiller, y a-t-il des objets « de luxe » que tu emportes lors de tes voyages à vélo ?
Je ne peux vraiment pas voyager sans mon coupe-ongles. Et puis un livre électronique. Je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça un luxe, parce qu’on a tellement de temps devant soi. Je l’avais avec moi au Maroc—pas pendant la course—mais avant et après l’AMR. Je fais du vélo, et quand c’est fini, il faut bien s’occuper le soir. C’est quelque chose que j’ai toujours emporté en bikepacking—je me souviens avoir lu Joseph Conrad, Heart of Darkness en roulant en Birmanie, et d’une certaine façon, ça collait parfaitement—et ce serait vraiment dommage de rouler sans.
Quelles sacoches utilises-tu ?
J’utilise des sacoches Miss Grape. Le strict minimum que j’emporte, c’est une sacoche de selle, une sac demi-cadre, et un sac de tube supérieur. En général, la façon dont j’organise mes affaires, c’est d’utiliser la sacoche de selle pour les vêtements, le sac de tube supérieur pour l’électronique, et le sac demi-cadre pour ce dont j’aurai besoin pendant la sortie, comme les outils, les articles de toilette et mon passeport. Si j’emporte du matériel de camping, j’utilise aussi une combinaison harnais et sac étanche sur le guidon.
As-tu des astuces de rangement pour rester organisé en bikepacking ?
Il faut un peu d’expérience pour bien faire ses bagages. Si tu veux remplir une sacoche de selle, par exemple, il faut savoir quels objets mettre tout au fond—ceux que tu peux compresser ou tasser. Pour ma part, j’organise ma sacoche de selle en mettant au fond ce que j’espère ne pas avoir à utiliser, comme des chambres à air de rechange ou ma veste s’il fait chaud. Devant, je mets ce dont je pourrais avoir besoin. Et quand tu prépares tes affaires, ne mélange pas tout. Si tu ouvres un sac et que tu trouves un peu de vêtements et un peu de matériel de camping, ce n’est pas idéal. Trouve un système de rangement qui fonctionne et tiens-t’y. Comme ça, tu n’as jamais à te demander où sont les affaires.